En petite tenue libertine, Emilie, de Bordeaux, est apparue devant une demi-douzaine de mecs en rut. Sur son corps, l’amatrice portait les inscriptions « pute », « salope » et même « vide-couilles ». Et de fait, notre libertine voulait, pour son gang-bang amateur, être traitée comme une véritable salope.

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Une libertine est-elle une salope ?

Que les choses soient claires. Une bonne fois pour toutes. Une libertine n’est ni une pute, ni une salope. Une libertine authentique ne couche ni partouze pour de l’argent. Ou pour un quelconque autre motif que le plaisir. Loin de l’allumeuse qui ne fait jamais rien. Ou de la profiteuse qui couche pour récompenser un mari ramenant un bon bulletin de paye. Ou avec un supérieur hiérarchique pour améliorer sa position dans le travail. Que je ne veux d’ailleurs pas juger.

Mais messieurs, il faut être un instant sérieux. pourquoi vous plaindre de votre misère sexuelle ? Pourquoi réclamer toujours plus de sexe ? Si, dans le même temps, vous traitez une femme qui assume ses désirs de salope ? Il faut être cohérent. Une société plus libre, c’est une société où hommes et femmes sont à égalité. Y compris (et surtout ?) sur le plan sexuel.

Je suis une femme, je suis une libertine, j’aime le sexe. Et si, pour cela, je dois être traitée, par des abrutis impuissants de salope, alors, qu’il en soit ainsi.

L’inversion du stigmate

Car il faut bien le dire, le mot « salope » tel qu’utilisé dans le milieu libertin revêt un sens très particulier. Si beaucoup de libertines refuse ce terme (à juste titre !), certaines l’arborent comme un titre de noblesse. C’est un comme ces afro-américains qui peuvent se donner du « nigger » entre eux. Ces gays qui vont s’appeler entre eux « pédés ». Ou ces militants d’extrême-gauche, qui accepteront avec le sourire le mot « gauchiste » et le rejetteront selon le contexte et l’émetteur du message.

On appelle ça l’inversion du stigmate. Vous me traitez de salope . Alors, j’en suis une. J’ai cette qualité. Mais ce qui est à l’oeuvre dans cette vidéo de gang-bang amateur, c’est encore autre chose. C’est un jeu BDSM, ni plus ni moins. Qui n’exclue pas l’inversion du stigmate. Mais qui relève du plaisir de la libertine d’être traitée, une fois n’est pas coutume, comme une salope.